La vaste forêt landaise n’a pas toujours été là….
Un autre arbre que le pin se plaît beaucoup dans nos contrées où le sol est sablo-argileux.Il est très beau, très majestueux, il peut devenir très vieux.
Qui est-ce? Le Querçus Suber… Le chêne-liège bien sûr!
Le «surrier», un arbre aux pouvoirs « magiques » !!!
- Il est capable de fabriquer une écorce dont chaque cm3 contient 15 à 30 millions de cellules remplies d’air.
- Il est capable, quand on vient le démascler, de recommencer cet exploit (et chaque fois en mieux) tous les 10 ans à peu près.
- Et tout cela, sans faire beaucoup d’histoires pour que l’on s’occupe de lui.
| Levée de Liège Août 2010 | |
Vous en connaissez beaucoup des arbres comme lui ?
Les forêts de Querçus Suber étaient donc très nombreuses dans notre région ; on a compté jusqu’à 5 600 ha de suberaies (c’est leur nom) en Lot-et-Garonne.Tiens, en 1709, l’hiver fut un des plus froids que l’histoire ait enregistré…. Tout gelait : les hommes, les bêtes et la végétation !
L’année suivante, les propriétaires des forêts gelées demandèrent aux consuls l’exonération des « tailles », moyennant quoi ils replanteraient des chênes-lièges. Ils espéraient que dans 60 ans les forêts de surriers seraient reconstituées.
Ce fut un peu pareil en 1830, mais là c’est Napoléon III qui prit la décision de planter…. des pins !!! Et peu à peu, les belles forêts de chênes-lièges disparurent des paysages gascons et landais. Le liège sera alors importé d’Afrique du Nord et du Portugal.
Les bouchonniers étaient bien implantés à Mézin !
Car depuis le blocus de Napoléon Ier contre l’Angleterre, vers 1805, le liège qui ne pouvait plus être exporté chez les anglais (ils avaient alors le monopole de la fabrication des bouchons), va être taillé en bouchons sur place : un établi et une caisse, plus quelques outils bien aiguisés, il n’en faut pas plus pour devenir un bouchonnier !
En 1906, Mézin comptait 2 700 habitants et 1 500 d’entre d’eux travaillaient dans une trentaine de petites fabriques ou à domicile, pour le compte de quelques grandes entreprises nouvellement installées. Chaque semaine, Mézin produit à elle seule, 4 à 5 millions de bouchons !
La suite de l’histoire des bouchons et des bouchonniers?
Allez vite visiter le Musée du Liège et du Bouchon !!!
Bibliographie utilisée pour évoquer l’histoire de MEZIN :
« A la recherche de l’histoire de Mézin » - Stuart MUNRO-HAY – MEZIN 2000
« La reconquête de la mémoire » Edts Le Festin
« Mézin » par Charles Bastard
« Mézin » André Fondecave instituteur honoraire – juin 1971
Documents disponibles à la bibliothèque de Mézin
L'ancienne capitale du Bouchon de liège

